Séance dramatique et musicale : « le Roi des oubliettes » et « une nuit orageuse » (1922)

Ecrit par Michel G le 12 mars 2016 dans Historique de la commune |

au théâtre ce soir 1922

 

« La cérémonie commence par la représentation d’un drame inédit intitulé : « le Roi des oubliettes »

Impossible de dire l’impression produite par ce drame mouvementé, hérissé de surprises, palpitant d’intérêt. Du commencement à la fin, il passionne l’assistance, provoquant tour à tour l’émotion, la gaité, la terreur et les larmes.

Mais aussi quel naturel et quelle aisance dans les acteurs… Des applaudissements chaleureux et répétés disent bien haut combien on apprécie les rôles et combien tout le monde est satisfait »

Commentaire extrait de l’ « Annuaire du Petit-séminaire de Saint-Pé » de 1891.

A Saint-Clair, l’effet a certainement été le même sur les spectateurs.

Mais quelle est l’intrigue de ce drame écrit par le Père Camille ?

« Vaincu au tournoi de la Reine par le comte Enguerran de Blancfort, le chevalier Réginal jure haine et vengeance à son terrible mais loyal adversaire. Pour lui ravir son comté, Réginal et Fox son affidé, attirent le comte dans une embuscade, une nuit, sur les bords de la Garonne, et le livrent à un corsaire malgré les efforts de Roger son intrépide écuyer qui tombe frappé d’un coup d’arquebuse.

A la nouvelle de la mort d’Enguerran, la comtesse Isaure, fidèle à la mémoire de son noble époux, meurt assassinée sur les ordres secrets de Réginal, son proche parent, qui devient tuteur d’Ivain, l’unique héritier de la maison des Blancfort.

Bertrand en perd la raison; mais son fils Roger, qu’une main providentielle a gardé, vit encore et apparaît dans la suite de Réginal comme un fou de cour, mais aussi comme Roi des Oubliettes.

Cet emploi d’un genre nouveau lui permet de veiller sur les jours d’lvain et de préparer dans l’ombre la revanche des Blancfort.

Cependant, lassé de son trop simple titre de protecteur,l’ennemi d’Enguerran rêve d’autres audaces et se dispose à devenir maître et seigneur des terres de Blancfort en projetant une alliance entre sa fille et l’héritier du château, mais devant les refus obstinés de celui-ci, il tente de l’empoisonner.

Ivain va périr, quand le retour inopiné du comte Enguerran, après dix ans de dure captivité, déjoue les plans de son ennemi acharné à sa perte. Dès lors, secondé par Roger, Bertrand et les serfs restés fidèles aux Blancfort, le comte finit par triompher »

En deuxième partie, « Une nuit orageuse », comédie écrite en 1889 par Maurice Hennequin.

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